
De Nantes à Sancerre : voyage gustatif parmi 5 appellations de Loire méconnues
Entre les rues pavées de Nantes et les coteaux ensoleillés de Sancerre, il y a tout un monde de saveurs ignorées ou mal comprises. Et…
Touraine-Oisly, c’est ce murmure de la Loire au petit matin, lorsque les brumes effleurent les rangs ordonnés d’un vignoble né d’un caprice de géologie et d’histoire. En 2011, ce nom s’inscrit officiellement parmi les appellations, mais en réalité, c’est dès le XIXe siècle que l’on cultive ici, entre Sologne et Cher, l’art fragile du Sauvignon blanc, porté par des sols sableux où affleurent silice et argiles à silex. Claude Bourguignon dirait que ça sent la vie sous les pieds. Le terroir d’Oisly, petite commune du Loir-et-Cher, joue la partition d’une rare netteté : ses vins, cristallins, tendus mais jamais austères, laissent transparaître une maturité rayonnante, parfois sur des notes d’agrumes confits ou de fleurs blanches, quand le millésime s’y prête. On parle parfois d’un petit frère méconnu des plus grandes appellations ligériennes — cliché charmant mais réducteur, tant cette enclave affirme aujourd’hui une personnalité bien à elle. Pour saisir toute sa grâce, il faut s’y attarder durant l’arrière-saison : à l’automne, lorsque vignes et forêts s’embrasent, les soirs sont dorés, propices aux longues promenades, un verre en main, dans l’éclat subtilement fumé des feuillages.

Entre les rues pavées de Nantes et les coteaux ensoleillés de Sancerre, il y a tout un monde de saveurs ignorées ou mal comprises. Et…